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	<title>Magazine Art Animalier - Nature &#38; Culture &#187; 2) Interview Exclusive</title>
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	<description>&#34;Les artistes sont aussi indispensables que les scientifiques&#34; - Hubert Reeves</description>
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		<title>Interview Exclusive : Claudie Haigneré, Pilote d’universcience</title>
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		<pubDate>Sat, 03 Jul 2010 14:39:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurent Piolé</dc:creator>
				<category><![CDATA[2) Interview Exclusive]]></category>
		<category><![CDATA[N° 5]]></category>

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		<description><![CDATA[(&#8230;)
Aujourd’hui, vous êtes à la tête d’un pôle qui réunit à la fois le Palais de la découverte et la Cité des sciences, ce qui peut paraître assez logique. Concrètement, comment voyez-vous votre
mission ?
Conscients de l’importance de l’enjeu scientifique dans notre société et soucieux de la désaffection croissante des jeunes pour les carrières scientifiques, les pouvoirs [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>(&#8230;)</p>
<p><strong><em><a href="http://www.artanimalier.fr/wp-content/uploads/2010/07/Satellite.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-562" title="Satellite" src="http://www.artanimalier.fr/wp-content/uploads/2010/07/Satellite.jpg" alt="" width="500" height="333" /></a>Aujourd’hui, vous êtes à la tête d’un pôle qui réunit à la fois le Palais de la découverte et la Cité des sciences, ce qui peut paraître assez logique. Concrètement, comment voyez-vous votre<br />
mission ?</em></strong></p>
<p>Conscients de l’importance de l’enjeu scientifique dans notre société et soucieux de la désaffection croissante des jeunes pour les carrières scientifiques, les pouvoirs publics ont pris en décembre 2007 la décision considérable pour le rayonnement scientifique de regrouper ces deux établissements.</p>
<p>Le 24 mars 2009, les ministres de la Culture et de la Recherche m’ont confié, à travers la direction de cet établissement, la mission de transmission et de partage de la culture scientifique au plus grand nombre.</p>
<p>C’est une mission passionnante à mes yeux car le potentiel de ces deux maisons est exceptionnel et parce que nous sommes à une période charnière, dans une société de la connaissance en pleine mutation : les modes d’apprentissage changent, de nouvelles façons d’apprendre émergent, l’exigence d’autonomie se renforce et le numérique démultiplie les potentialités.</p>
<p>Dans ce contexte, universcience a pour mission de rendre accessible à tous la culture scientifique en amenant des publics plus larges et notamment ceux qui en sont éloignés.</p>
<p>Par des présentations variées accordant une grande place au dialogue notamment entre les arts et les sciences, universcience souhaite redonner aux sciences leur place dans la société et dans la culture générale. Cela suppose de décloisonner les savoirs pour mettre en exergue l’intérêt d’approches interdisciplinaires : sciences fondamentales, sciences du vivant, sciences humaines et sociales, technologies de l’information et arts.</p>
<p>Notre mission est d’accompagner chaque citoyen dans sa compréhension d’un monde en pleine mutation et de remettre l’humain au cœur du dispositif, par l’explication, l’expérimentation, le dialogue et la co-construction.</p>
<p>Cela suppose de faire appel aux différents acteurs de notre société : chercheurs, entrepreneurs et artistes. L’objectif est de réconcilier chaque citoyen avec une science riche, qui peut être porteuse de création, d’émotion et d’enthousiasme.</p>
<p>Pour s’adresser à de nouveaux publics, universcience souhaite prendre appui sur les nouveaux usages liés à l’internet pour créer de nouveaux outils au service non plus seulement de la sphère des loisirs mais aussi celle de la connaissance et de la science. C’est ce que nous avons commencé à faire avec les équipes d’universcience à travers la chaîne de télévision scientifique sur le web universcience.tv ainsi qu’avec le portail ressource universcience.fr.</p>
<p>Enfin, parce que l’établissement a vocation à devenir un opérateur national de référence, universcience s’attache à mettre la science en réseau en constituant un véritable pôle de rayonnement tant au niveau national, avec des partenariats terrain, qu’au niveau européen et international. (&#8230;)</p>
<p><strong><em> </em></strong></p>
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		<title>La Boudeuse &#8211; Récit d&#8217;expédition par Anatole Douaud et Bande Dessinée par Alice Destombe</title>
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		<pubDate>Sat, 03 Jul 2010 14:31:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurent Piolé</dc:creator>
				<category><![CDATA[2) Interview Exclusive]]></category>
		<category><![CDATA[4) Art]]></category>
		<category><![CDATA[Artistes]]></category>
		<category><![CDATA[N° 5]]></category>

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		<description><![CDATA[ 
 
 
 
Le 1er juin dernier, Patrice Franceschi, capitaine du trois-mâts d’exploration « la Boudeuse » a annoncé la fin de la mission Terre-Océan, et la vente du navire afin de rembourser les créanciers.
J’ai eu personnellement la chance de participer à cette mission au mois de mars dernier en tant
qu’élève de Sciences-Po Paris, l’équipe de la
Boudeuse [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em> </em></strong></p>
<p><strong><em> </em></strong></p>
<p><strong><em> </em></strong></p>
<p><strong><em> </em></strong></p>
<div id="attachment_555" class="wp-caption alignnone" style="width: 510px"><a href="http://www.artanimalier.fr/wp-content/uploads/2010/07/IMG_5194.jpg"><img class="size-full wp-image-555" title="IMG_5194" src="http://www.artanimalier.fr/wp-content/uploads/2010/07/IMG_5194.jpg" alt="Géraldine Baffour, Gabier à la vigie sur la remontée du fleuve Oyapock en Mars 2010 © Anatole Douaud" width="500" height="375" /></a><p class="wp-caption-text">Géraldine Baffour, Gabier à la vigie sur la remontée du fleuve Oyapock en Mars 2010 © Anatole Douaud</p></div>
<p><strong><em>Le 1er juin dernier, Patrice Franceschi, capitaine du trois-mâts d’exploration « la Boudeuse » a annoncé la fin de la mission Terre-Océan, et la vente du navire afin de rembourser les créanciers.</em></strong></p>
<p>J’ai eu personnellement la chance de participer à cette mission au mois de mars dernier en tant</p>
<p>qu’élève de Sciences-Po Paris, l’équipe de la<br />
Boudeuse ayant permis à quelques jeunes motivés de monter à bord en tant que mousses grâce à la fondation BNP. Le directeur de Sciences-Po, Richard Descoing a publié mon journal de bord sur son blog. Participer à une aventure de la sorte n’est pas quelque chose d’anodin, on y laisse un peu de soi, on reconsidère ces hommes qui comme Cousteau, Bougainville ou Cook repoussent les limites de nos pensées et y ajoutent une dimension.</p>
<p>Ces aventures qui, depuis mon enfance, bercent mes rêves, et auxquelles je ne peux m’empêcher de penser lorsque je contemple la mer ou le ciel étoilé, semblent, dans un monde qui se réduit irrémédiablement, n’être que des récits mythiques. À l’heure de la mondialisation, où l’on parle de Sciences comme d’une composante de la réussite économique, l’Homme se comporte comme le maître absolu de la Nature, se complaisant à penser qu’il connaît tout, que le mystère a disparu, qu’il n’y a plus de frontières à repousser. J’ai pourtant la conviction profonde que nous ne sommes qu’au début d’une aventure bien plus grande que celles de nos prédécesseurs, mais cette aventure nous semble moins spectaculaire, moins glorieuse, plus douloureuse…</p>
<p>Cette aventure est pourtant de la même veine que celle de Bougainville ou de James Cook, elle a pour point de départ cette envie, ce besoin, cette passion pour la connaissance. Mais la connaissance que nous cherchons de nos jours n’est plus celle de la Nature comme d’un tableau que nous contemplons et duquel on relève les détails ; nous cherchons notre place dans ce tableau, nous essayons de comprendre comment l’Homme peut faire partie de cette composition si complexe sans la détruire. Et cela ne peut plus être l’œuvre d’un homme, aussi génial soit-il, mais celle de l’ensemble de l’Humanité, dans ses contrastes, ses divisions, et sa diversité, car un tableau est fait de petites touches de toutes les couleurs et, ce qui lui confère sa beauté, ce sont ces contrastes.</p>
<p>La mission de la Boudeuse &laquo;&nbsp;Terre-Océan&nbsp;&raquo; est une de ces petites touches qui relie ce que l’Homme avait séparé en deux mondes : celui de la Mer et celui de la Terre, bien plus qu’un travail scientifique, il s’agit aussi d’une mission sur les esprits, une croisade contre ces murs que les hommes ont érigés dans la nature et que cette dernière ne connaît pas. Pour elle tout fait système, l’eau ruisselle des feuilles sur la terre, dans les rivières et les fleuves jusque dans les océans, les hommes ne peuvent plus ignorer cette absence de cloisonnement et se doivent d’être conscients des conséquences de chacune de leurs actions sur son environnement et sur lui-même en tant qu’espèce. Cet environnement dont les hommes font pourtant partie intégrante et qui, aujourd’hui, est en passe d’être entièrement maîtrisé, réduit à l’ordre de ressource, autrement dit d’arrière-plan alimentaire. On oppose souvent la campagne à la ville, la Nature à l’Homme, mais la campagne n’est-elle pas autant façonnée par l’homme que peut l’être la ville, et l’Homme n’est-il pas tout aussi sauvage, brut et indompté que le lierre qui grignote les murs de nos maisons ou que les lianes qui s’étendent dans les jungles ? Nous ne cessons d’ériger des barrières, d’opposer pour définir, de détruire pour bâtir ; alors que &laquo;&nbsp;notre&nbsp;&raquo; planète fait système, tout y est lié, comme une pelote de laine que l’on déroulerait sans jamais pouvoir en tirer un fil rectiligne et régulier car chaque morceau de cette laine est de nature différente tout en étant relié à l’ensemble des autres morceaux.</p>
<p>Ce sont les esprits humains qui, dans leur quête de savoir et de maîtrise de leur environnement, ont construit ces clivages artificiels. Aujourd’hui nous sommes à l’aube d’explorer un nouvel horizon, celui de l’Homme et de sa planète. Non pas de détruire la Cité des Hommes mais de l’intégrer, la repenser pour la prolonger et l’élever avec, et non plus contre, ce dont elle avait peur, cette Nature qui l’entoure et qui constitue aujourd’hui notre horizon commun.</p>
<p>Il peut sembler étrange, anormal, anachronique, à l’heure de la connexion permanente, à l’heure où l’Homme commence à créer des cellules artificielles, d’envoyer un trois-mâts, rescapé d’une époque qui nous semble si lointaine, dans une mission scientifique. C’est que la mission Terre-Océan n’est pas seulement scientifique, c’est avant tout une mission de partage, de compréhension et d’échange autour de questions d’habitude réservées aux scientifiques, c’est donc une mission politique dans le sens où elle vise à introduire un débat dans la « Cité ». Alors quoi de mieux qu’un grand trois-mâts pour faire passer une image certes, mais des idées avant tout.</p>
<p>J’ai eu la chance, tout au long d’une journée, d’accompagner Romain Garrouste, entomologiste spécialiste des punaises aquatiques, spécialisation qui garde toujours une part d’étonnement à premier abord, mais cette catégorie contenant diverses espèces, a conquis la plupart des milieux aquatiques, de la mer en passant par les fleuves et les lacs jusqu’aux seuls espaces de suintement des roches ! Son travail consiste à prélever des punaises aquatiques, à observer leurs comportements si possible, et à caractériser leurs milieux par des relevés de pH, de température et de salinité. Les endroits où l’on trouve ces insectes sont les berges, il s’agit donc d’approcher au plus près des plantes marines peuplant les bords du fleuve et de s’y frayer un chemin afin d’observer et de prélever des punaises ! Nous partîmes ainsi en kayak, à la chasse aux punaises afin de pouvoir être au plus près de celles-ci sans les effrayer avec les moteurs du zodiac ; j’étais à la navigation et à la propulsion, Romain était à l’affût, prêt à bondir couché sur le ventre à l’avant du kayak muni d’un petit filet pour récolter et de sa sonde pour relever. Travail physique tant le courant est fort sur<br />
l’Oyapock, mais très intéressant : saviez-vous que ces petites bêtes qui vivent sur l’eau utilisent une propulsion chimique composée d’une molécule aquaphobe qui leur permettent de se mouvoir à plus d’un mètre-seconde, et ainsi d’échapper à leur prédateur en effectuant des mouvements ultrarapides et complètement désordonnés qui les rendent totalement imprévisibles. Je me suis pris au jeu. En parcourant les berges nous faisions une bonne équipe et après avoir repéré un nuage compact de punaises, non loin d’une petite plage rocailleuse, Romain effectua toutes les mesures et les prélèvements nécessaires. Excellente journée pour l’entomologie, si je n’avais fait couler le filet attrapeur de punaise de Romain en remontant dans le zodiac vers la fin de journée… Partager le travail des scientifiques est un moment d’émerveillement : émerveillé devant ces petites bêtes d’apparence si anodine et pourtant capable de tant, émerveillé devant la beauté de cette nature luxuriante, et émerveillé devant l’homme, son travail, sa patience, sa passion.</p>
<p>L’actualité de La Boudeuse est bien triste comme je l’évoquais en introduction, elle est aujourd’hui abandonnée par un système qui ne connaît que “rentabilité” comme maître mot. La conception de cette rentabilité s’arrête à son qualificatif monétaire, alors qu’une telle mission a une rentabilité qui ne se voit que sur le long terme, car son but n’est pas de “faire de l’argent”, son budget étant minime comparé à d’autres missions du même type, son but est de faire des petits pas pour la science et pour l’Homme.</p>
<p>Suite à l’annonce de la dramatique nouvelle, de nombreuses voix se sont élevées pour soutenir La Boudeuse et pour qu’elle poursuive sa mission d’exploration vouée aux sciences et aux hommes. Les scientifiques ayant participé aux missions de la Boudeuse ont adressé une lettre ouverte à J-L Borloo où ils expliquent l’importance scientifique d’une telle mission, le regret et l’incompréhension face à l’arrêt brutal de la mission Terre-Océan. Un groupe Facebook, un site internet<br />
<strong>&laquo;&nbsp;sauvons la Boudeuse&nbsp;&raquo;</strong>, une pétition, de nombreux articles dans la presse française et étrangère ont relayé ce soutien. Aujourd’hui la Boudeuse cherche des financements pour la renflouer et pour<br />
pouvoir continuer…</p>
<hr /><strong><em>Alice Destombe : Mission Oyaopock<a href="http://www.artanimalier.fr/wp-content/uploads/2010/07/DSCN0811.jpg"><img class="size-full wp-image-558 alignright" title="DSCN0811" src="http://www.artanimalier.fr/wp-content/uploads/2010/07/DSCN0811.jpg" alt="" width="500" height="466" /></a></em></strong><br />
Mission Oyapock relate les aventures de Cyril, scientifique passionné, et de sa jeune stagiaire Lucille, un peu moins enthousiaste, dans leurs travaux de recherche sur la faune et la flore aux quatre coins du monde. L’histoire commence ici en Guyane, où ils sont accompagnés par un petit panda roux femelle, Oyapock. Celle-ci a été récupérée par Cyril près du fleuve guyanais, à la suite d’un trafic d’animaux &#8211; le panda roux étant normalement originaire de la Chine méridionale. Nos scientifiques se concentrent surtout sur les espèces menacées ou en voie de disparition. Dans la première histoire, il s’agit d’un mammifère sud-américain dont le mode de vie est assez connu pour son originalité &#8211; et par certains qui l’envient: le paresseux. Cependant, si le nom et l’animal portent à sourire, son destin est plus sombre. L’espèce guyanaise du paresseux à trois doigts est depuis 2006 classée espèce menacée dans la liste rouge de l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature). Pour cause: la déforestation. Beaucoup d’autres espèces de paresseux, comme les paresseux à crinière, souffrent de cette perte de leur habitat naturel…<br />
Cette bande dessinée est effectivement fortement inspirée par la mission Terre-Océan de la Boudeuse. J’ai lu les récits d’Anatole, regardé ses photographies, envié son voyage sur le magnifique trois-mâts: Mission Oyapock en est née. D’ailleurs le nom du panda roux et le choix du lieu de départ ne sont pas sans rapport… L’exotisme des paysages, les nombreuses aventures possibles sur tous les continents et dans tous types de climats, permettent de vulgariser avec humour des connaissances, simples et basiques, sur des espèces animales menacées et méconnues du monde entier. J’ai en effet trouvé le thème de l’exploration, du voyage scientifique, comme celui de la Boudeuse, particulièrement porteur. Il renvoie au rêve, à la découverte, à, comme le disait Anatole, la &laquo;&nbsp;passion de la connaissance&nbsp;&raquo;: connaissance indispensable pour combler les lacunes qui nous font commettre des erreurs tragiques pour la biodiversité. Il serait regrettable que la mission Terre-Océan s’arrête ici; chaque recherche, chaque relevé, chaque mesure de pH permettent d’approfondir les connaissances scientifiques, et donc les compétences possibles afin de préserver un environnement dont l’équilibre nous est, il ne faudrait pas l’oublier, vital.<br />
Des milliers d’artistes différents m’inspirent… Dans la bande dessinée, je ne citerai, pour faire court, que Tome et Janry, auteurs du Petit Spirou, ou les jeunes illustratrices Pénélope Bagieu et Margaux Motin. La web-comic (bande dessinée en ligne sur internet) The Meek m’a beaucoup aidée à travailler les décors: les paysages exotiques y sont sublimes. Pour le style en lui-même, l’influence des animateurs est sensible; ceux qui ont travaillé à l’élaboration des dessins animés américains, pour Walt Disney surtout; Peter de Sève, Rune Bennicke, Dean Yeagle ou Chris Sanders. Leur travail d’expression, la fluidité des mouvements me fascinent, et c’est ce que j’essaie de retranscrire sous forme de bande-dessinée.<br />
<a href="http://tombee-a-bic.cowblog.fr/" target="_blank">tombee-a-bic.cowblog.fr</a></p>
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		<title>Interview Exclusive : Allain Bougrain-Dubourg</title>
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		<pubDate>Sat, 03 Jul 2010 14:28:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurent Piolé</dc:creator>
				<category><![CDATA[1) Magazine]]></category>
		<category><![CDATA[2) Interview Exclusive]]></category>
		<category><![CDATA[N° 5]]></category>

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		<description><![CDATA[Vous avez été parmi les tout premiers journalistes à lutter pour la défense des animaux. Pouvez-vous nous parler de vos plus belles victoires, mais aussi de ce que vous considérez comme des échecs.
Par bonheur, les victoires sont nombreuses, sinon ce serait désespérant. Mais elles sont souvent le fruit d’un travail collectif, d’où la nécessité d’étendre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.artanimalier.fr/wp-content/uploads/2010/07/Allain©MichelPourny.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-551" title="Allain©MichelPourny" src="http://www.artanimalier.fr/wp-content/uploads/2010/07/Allain©MichelPourny.jpg" alt="" width="300" /></a>Vous avez été parmi les tout premiers journalistes à lutter pour la défense des animaux. Pouvez-vous nous parler de vos plus belles victoires, mais aussi de ce que vous considérez comme des échecs.</strong><br />
Par bonheur, les victoires sont nombreuses, sinon ce serait désespérant. Mais elles sont souvent le fruit d’un travail collectif, d’où la nécessité d’étendre les réseaux et d’adhérer à des associations de protection de la nature. Je suis fier d’avoir obligé les éleveurs à vendre les chevreaux et les volailles dans des casiers et non plus, pattes ficelées, suspendus à des balances romaines. L’arrêt du braconnage à la tourterelle dans le Médoc est aussi une réussite, mais il aura fallu… 20 ans ! Quant aux échecs, ils sont légion. La biodiversité agonise et beaucoup d’animaux souffrent inutilement…</p>
<p><strong>Vous êtes notamment reconnu pour votre implication au sein de la LPO, mais ce ne sont pas les seuls animaux que vous défendez. Pouvez-vous nous en dire plus ?</strong><br />
La LPO a largement élargi son spectre d’activité car tout se tient. Elle agit, notamment, en faveur des milieux naturels et, singulièrement, des zones humides qui se réduisent comme peau de chagrin. Pour ma part, je suis intervenu en faveur des bébés phoques ou des éléphants en allant sur le terrain, mais aussi de cette faune anéantie par la pharmacopée asiatique ou encore pour les chiens et chats des refuges. La tauromachie, le foie gras, les élevages en batterie font également partie des engagements. En fait, toutes les causes méritent d’être entendues. C’est le temps qui manque. Nous sommes pourtant dans l’urgence…</p>
<p><strong>Le dérèglement climatique est au cœur de nombreux débats, mais vous regrettez que l’on parle beaucoup moins de la perte de la biodiversité.</strong><br />
C’est vrai que la question du dérèglement climatique reste essentielle, mais elle a fait de l’ombre à une autre priorité, la biodiversité, qui devrait être traitée de concert. Simplement, les décideurs n’ont pas encore suffisamment compris que le vivant qui nous entoure relève de la compassion qu’on lui doit (puisque nous nous considérons supérieurs !) et que – de son avenir – dépend le nôtre. En attendant l’indispensable prise de conscience, une espèce de batracien sur 3 disparaît. Tandis qu’une espèce de mammifère sur 4 et une espèce d’oiseau sur 8 subissent le même sort. Pourtant, au Sommet de Johannesbourg, les grands dirigeants de ce monde s’étaient engagés à stopper la perte de la biodiversité en 2010. À l’évidence, nous ne sommes pas au rendez-vous !<br />
Pour comprendre l’enjeu, il faut savoir que si l’on réduisait la prodigieuse histoire de notre planète (4,5 milliards d’années) à 7 jours d’une semaine, tout commencerait le lundi à la première heure. La vie apparaîtrait le mercredi à midi, les dinosaures le dimanche à 16 heures, le Christ le dimanche à minuit moins ¼ de seconde et la révolution industrielle à minuit moins 1/40e de seconde. C’est durant ce court laps de temps que la planète a commencé à agoniser par la faute de l’homme. Rien que dans notre pays, le béton et l’asphalte gagnent l’équivalent d’un département sur les espaces agricoles et naturels tous les 10 ans. Quelle France voulons-nous pour demain ?</p>
<p><strong>Dans le précédent numéro nous avons parlé de Nénette et avec Gérard Dousseau du rôle des Zoos. Pouvez-vous nous expliquer ce qui vous a motivé pour accepter le rôle de coprésident du comité de rénovation du parc zoologique de Vincennes.</strong><br />
Tout d’abord, je dois souligner que je vomis la captivité et que je ne peux accepter qu’on encage des animaux pour notre seul plaisir de l’exotisme. Je me suis, par ailleurs, battu trop longtemps contre les trafics à destination des zoos pour ne pas garder plus que de l’amertume à l’égard de ces établissements. Cela dit, depuis une dizaine d’années, les choses ont heureusement bien évolué et certains parcs zoologiques ont fait des efforts considérables en participant, notamment, à des opérations de protection de par le monde. Lorsque le Directeur Général du Muséum National d’Histoire Naturelle m’a demandé d’occuper ce poste, j’ai accepté en pensant pouvoir apporter un éclairage favorisant le mieux-être des animaux. En réalité, les personnels du Muséum étaient déjà très motivés et très désireux d’inventer une nouvelle forme de présentation. C’est ainsi que les animaux intégrés dans des biotopes reconstitués ne seront pas « exhibés », mais les visiteurs devront faire l’effort de les découvrir. Par ailleurs, ils seront tous issus de naissances en captivité. Enfin, ils constitueront la vitrine de nombreux programmes de conservation engagés &#8211; avec la France – dans les pays d’origine.</p>
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		<title>Focus métier : Dresseurs de chiens d&#8217;aveugle</title>
		<link>http://www.artanimalier.fr/2010/07/03/focus-metier-dresseurs-de-chiens-daveugle/</link>
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		<pubDate>Sat, 03 Jul 2010 14:19:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurent Piolé</dc:creator>
				<category><![CDATA[2) Interview Exclusive]]></category>
		<category><![CDATA[N° 5]]></category>

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		<description><![CDATA[
(&#8230;) On valide ce qu’a appris le chien en bandant les yeux de l’éducateur. Le chien gère tout seul son parcours.
Une autre épreuve pour savoir si le chien est apte, c’est d’emmener le chien et l’éducateur, toujours sous bandeau, dans un endroit inconnu de l’un et de l‘autre. L’examinateur donne des directives. On lui fait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div>
<p><a href="http://www.artanimalier.fr/wp-content/uploads/2010/07/IMG_3038.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-528" title="IMG_3038" src="http://www.artanimalier.fr/wp-content/uploads/2010/07/IMG_3038.jpg" alt="" width="500" height="333" /></a></p>
<p>(&#8230;) On valide ce qu’a appris le chien en bandant les yeux de l’éducateur. Le chien gère tout seul son parcours.</p>
<p>Une autre épreuve pour savoir si le chien est apte, c’est d’emmener le chien et l’éducateur, toujours sous bandeau, dans un endroit inconnu de l’un et de l‘autre. L’examinateur donne des directives. On lui fait rechercher un bus, contourner des obstacles : une voiture garée sur le trottoir, une poubelle. Le métro est le lieu où il y a des solutions insolites. Le chien reçoit alors son certificat d’aptitude à guider. Après six mois de formation, on fait des essais pour savoir quel chien correspond à une personne.</p>
<p>Pendant quinze jours, le non-voyant va vivre à l’école. Ainsi, on peut voir comment se fait la découverte du chien avec le non-voyant ; ils vont apprendre à se connaître, à déceler les réactions de l’un et de l’autre. Former l’aveugle à utiliser les mêmes mots que ceux utilisés par l’éducateur pendant les six mois de formation est essentiel. Les choses se font d’elles-mêmes tant il y a une fusion entre le chien et la personne. L’éducateur est pleinement récompensé quand tout se passe bien, s’exclame Stéphane Delclos.</p>
<p>Il y a aussi des chiens d’assistance éduqués pour des taches précises dans une maison : téléphone, placard, électricité.</p>
<p>Le chien guide n’est pas un chien comme un autre. Il est plus qu’un animal de compagnie. Il partage la vie de son maître, il l’accompagne, connaît ses amis, redoute ses ennemis, ressent ses découragements, partage ses joies. Il est apaisé lorsqu’il sent son maître heureux. L’animal comprend ses faiblesses, ses réussites ou ses échecs. Il anticipe les<br />
désirs de son maître, ses gestes. Il le comprend.</p>
<p>Les chiens sont remis gratuitement. Une belle aventure peut alors commencer ! « <em>Nous avons créé des liens et nous sommes devenus amis.</em> » (Saint Exupéry), tout cela grâce au travail des éducateurs de chiens guides. Quelle fierté pour eux d’avoir fait naître de telles amitiés et d’avoir ainsi transformer la vie des non-voyants !</p>
<p><strong><em>Stéphane Delclos est éducateur à l’Ecole de Chiens Guides pour Aveugles de Paris, affiliée à la<br />
Fédération Française des<br />
Associations de Chiens guides d’aveugles :<br />
www.chiensguides.fr.</em></strong></p>
<div><strong><em><br />
</em></strong></div>
</div>
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		<item>
		<title>Coup de coeur : Jean-Louis Orengo &#8211; Ichnologue</title>
		<link>http://www.artanimalier.fr/2010/07/03/coup-de-coeur-jean-louis-orengo-ichnologue/</link>
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		<pubDate>Sat, 03 Jul 2010 14:15:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurent Piolé</dc:creator>
				<category><![CDATA[2) Interview Exclusive]]></category>
		<category><![CDATA[Artistes]]></category>
		<category><![CDATA[N° 5]]></category>

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		<description><![CDATA[L’ichnologie est la science qui étudie les traces laissées par l’animal, l’homme et les éléments naturels. La paléo-ichnologie est l’étude des traces fossiles d’activité animale. L’empreinte est le reflet de la  vie ou du mouvement. Jean-Louis Orengo est un des rares ichnologues français. Une passion qui l’entraîne des Pyrénées au Québec en passant par la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>L</em></strong><strong><em>’ichnologie est la science qui étudie les traces laissées par l’animal, l’homme et les éléments naturels. La paléo-ichnologie est l’étude des traces fossiles d’activité animale. L’empreinte est le reflet de la  vie ou du mouvement. Jean-Louis Orengo est un des rares ichnologues français. Une passion qui l’entraîne des Pyrénées au Québec en passant par la Guyane et le Gabon.</em></strong></p>
<div><strong><em><span style="font-weight: normal;"><span style="font-style: normal;">(&#8230;) </span></span></p>
<p><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">Je suis animé d’une véritable envie de partager, c’est pourquoi j’ai des projets éditoriaux, la volonté de défendre le parc à thème sur la découverte des empreintes (le Pays des traces à St Lizier, dans l’Ariège). L’objectif étant d’en faire un conservatoire, un muséum des traces. Je ne souhaite pas forcément m’enfermer dans un milieu uniquement scientifique, je pense qu’il faut savoir s’ouvrir à un public plus large. (&#8230;)</span></span></p>
<p><span style="font-weight: normal;"><span style="font-style: normal;">(&#8230;) Je dois m’adapter pour faire ressortir au mieux tous les détails que la nature a préservés. Ensuite il y a un souci artistique qui me guide dans mes choix. Je crois que l’aspect artistique a véritablement commencé lors d’une expédition au Gabon. Auparavant, je recherchais l’empreinte pour l’identification de l’espèce. C’était une vision naturaliste, puis l’intérêt s’est déplacé. J’ai longtemps considéré que la trace humaine  était sans intérêt parce que je recherchais uniquement la trace sauvage. Pour moi, l’homme avait mis les pieds dans le plat. Alors que c’est un très beau symbole : au moment où l’Homme prend une place énorme sur cette planète, la place pour la faune sauvage se réduit inévitablement. Mais, pour se donner bonne conscience, il essaye de<br />
reconstruire (à l’exemple de la réintroduction du saumon qui a disparu de nos rivières pyrénéennes quand Aristide Bergès créateur de l’hydroélectricité a barré les rivières &#8211; invention fabuleuse mais aux conséquences dramatiques). L’intérêt de cette empreinte est la présence de l’homme, mais aussi de l’ours et du renard. Toutes ces empreintes vont dans le même sens, elles illustrent une cohabitation. La faune sauvage est plus présente que celle de l’homme, ce qui est bien la réalité dans nos montagnes. L’animal semble montrer le chemin. Il y a un véritable respect car chaque trace est à sa place. Cette empreinte a également été tirée en bronze.<a href="http://www.artanimalier.fr/wp-content/uploads/2010/07/@@DSC_0222.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-532" title="@@DSC_0222" src="http://www.artanimalier.fr/wp-content/uploads/2010/07/@@DSC_0222.jpg" alt="" width="500" height="332" /></a> (&#8230;)</span></span></p>
<p><strong><em>Amateurs de traces et collectionneurs, n’hésitez pas à vous rendre sur le site de Jean-Louis. Il se fera un plaisir de réaliser en bronze la pièce que vous recherchez.</em></strong></p>
<div><strong><em><strong><a href="http://www.modelnature.fr" target="_blank">www.modelnature.fr</a><br />
</strong><span style="font-style: normal; font-weight: normal;"><strong><em> </em></strong></span></p>
<p><strong><em></p>
<div style="display: inline !important;"><strong><em></p>
<p style="display: inline !important;"><strong><a href="http://www.paysdestraces.fr" target="_blank">www.paysdestraces.fr</a></strong></p>
<p></em></strong></div>
<p></em></strong></p>
<div><strong><br />
</strong></div>
<p></em></strong></div>
<p></em></strong></div>
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		</item>
		<item>
		<title>Focus Métier : Gérard Dousseau, Chef-Soigneur à la ménagerie du Jardin des Plantes</title>
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		<pubDate>Sun, 02 May 2010 14:06:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurent Piolé</dc:creator>
				<category><![CDATA[2) Interview Exclusive]]></category>
		<category><![CDATA[3) News]]></category>
		<category><![CDATA[N° 4]]></category>
		<category><![CDATA[art animalier]]></category>
		<category><![CDATA[biodiversité]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Focus Métier]]></category>
		<category><![CDATA[portrait]]></category>

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		<description><![CDATA[Gérard, vous êtes Chef-Soigneur à la Ménagerie du Muséum, vous intervenez dans le documentaire de Nénette.
Je suis arrivé à la ménagerie, un peu après Nénette, elle en 1972, moi en 1974. Sur une carrière de 35 ans, j’ai travaillé 25 ans à la singerie ce qui m’a valu le surnom de l’Homme-Singe. Marie-Claude qui intervient [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em><a href="http://www.artanimalier.fr/wp-content/uploads/2010/05/IMG_3682.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-513" title="IMG_3682" src="http://www.artanimalier.fr/wp-content/uploads/2010/05/IMG_3682.jpg" alt="" width="243" height="500" /></a>Gérard, vous êtes Chef-Soigneur à la Ménagerie du Muséum, vous intervenez dans le documentaire de Nénette.</em></strong><br />
Je suis arrivé à la ménagerie, un peu après Nénette, elle en 1972, moi en 1974. Sur une carrière de 35 ans, j’ai travaillé 25 ans à la singerie ce qui m’a valu le surnom de l’Homme-Singe. Marie-Claude qui intervient également dans le film est arrivée, elle, en même temps que Nénette. Nous sommes maintenant, les deux seules personnes à l’avoir connue petite. Elle est arrivée avec son mâle, tous deux avaient été prélevés à Bornéo et donc privés de tout lien parental. Nous avons donc joué un peu ce rôle, ce qui nous permet de l’approcher, uniquement lorsque l’on en a besoin !<br />
<strong><em> Pourquoi l’avoir prélevée de son milieu naturel ?</em></strong><br />
La disparition des espèces n’était pas réellement connue. Elle était, tout au plus, assimilée à un phénomène naturel de l’évolution comme la disparition des dinosaures. Nous avions bien connaissance du sort du dodo, (disparu vers le XVIIe) mais la convention de Washington n’existait pas, la protection des espèces n’était pas encore imaginée. Depuis, il y a une accélération exponentielle de la disparition des espèces. On a pris conscience de la menace que l’homme fait peser sur les espèces animales car, lorsqu’une espèce prend le dessus, c’est à la place d’une autre. L’Homme est passé de 1 milliard en 1800 à 7 milliards aujourd’hui… Peut-être qu’un jour l’écologie prendra la place de l’économie, ce qui permettra de s’adapter, mais cela prend du temps…<br />
<strong><em> D’où l’adaptation du Muséum ?</em></strong><br />
Le précédent Président du Muséum, M. Menez, décédé durant son mandat, a insufflé une nouvelle dynamique, résolument tournée vers l’avenir. Les Muséums du monde entier ont toujours travaillé sur le passé et le présent, mais jamais sur l’avenir. Il nous faut maintenant analyser toutes les données que nous avons recueillies, qui couvrent des millénaires, afin de faire des prévisions. D’où, la création de l’Institut de la Biodiversité qui va réaliser une énorme base de données au service des scientifiques.<br />
Il y a une profonde évolution du Muséum qui débute en quelque sorte lorsque François Mitterrand est entré dans la Grande Galerie de l’Évolution, fermée depuis 30 ans. Il a trouvé scandaleux de voir un tel trésor caché au public. La rénovation de la Grande Galerie fut l’un des grands chantiers de sa présidence.</p>
<p>Retrouvez le dossier complet dès le 7 mai dans votre librairie&#8230;</p>
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		<title>Masaï Mara par Tony Crocetta</title>
		<link>http://www.artanimalier.fr/2010/05/02/masai-mara-par-tony-crocetta/</link>
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		<pubDate>Sun, 02 May 2010 13:56:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurent Piolé</dc:creator>
				<category><![CDATA[2) Interview Exclusive]]></category>
		<category><![CDATA[N° 4]]></category>
		<category><![CDATA[art animalier]]></category>
		<category><![CDATA[Tony Crosetta]]></category>

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		<description><![CDATA[Fermez les yeux et imaginez ! Une savane blonde infinie, nulle part au cœur de l’Afrique sauvage ; des hordes d’éléphants qui paressent dans un marais ; les rugissements rauques des lions mâles ; le claquement de millions de sabots de zèbres, gazelles et autres antilopes ; la course folle du guépard ; le ricanement lugubre de la hyène déchirant la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><strong>Fermez les yeux et imaginez ! Une savane blonde infinie, nulle part au cœur de l’Afrique sauvage ; des hordes d’éléphants qui paressent dans un marais ; les rugissements rauques des lions mâles ; le claquement de millions de sabots de zèbres, gazelles et autres antilopes ; la course folle du guépard ; le ricanement lugubre de la hyène déchirant la nuit ; le ciel outrageusement violacé parcouru du grondement sourd d’orages déchaînés et le nuage de poussière qui accompagne l’arrivée saisonnière des gnous, encore et toujours, depuis la nuit des temps…</strong></em></p>
<p>Pouvons-nous encore le croire : un petit coin d’Afrique originel nous est toujours offert aujourd’hui, quasiment intact. Un miracle lorsque l’on songe à l’histoire tourmentée de l’Afrique depuis l’arrivée de « l’homme blanc » et ses destructrices armes à feu, d’abord explorateur puis colonisateur. Le carnage des chasses imbéciles, un braconnage sans limite, une pression démographique continue, la corruption et, plus récemment, le tourisme de masse auraient pu avoir raison du Masaï-Mara, 1 500 petits kilomètres-carrés perdus au sud-ouest du Kenya. Pourtant, il est ahurissant de constater que la grande faune, aussi loin que puisse se souvenir la mémoire des hommes, continue de vivre et d’évoluer dans cet inattendu havre de paix.<br />
Il faut aujourd’hui faire preuve de peu d’imagination pour se représenter le Masaï-Mara du milieu du siècle dernier car, fondamentalement, rien n’a vraiment changé. Initialement promue réserve de chasse au début des années 50, la réserve nationale du Masaï-Mara s’est progressivement imposée comme le sanctuaire animalier de tous les superlatifs : celui des safaris-photos, dont elle constitue sans aucun doute La Mecque. Nulle part ailleurs dans le monde n’existent de territoires où se côtoient autant de grands animaux charismatiques, avec une telle concentration et abondance qui laissent le spectateur sans voix !</p>
<p>Vous découvrirez le reste de l&#8217;article ainsi que les somptueuses photographies de <a href="http://www.tonycrocetta.com">Tony Crocetta</a>, bien connu parmi les photographes animaliers !<br />
<a href="http://www.artanimalier.fr/wp-content/uploads/2010/05/girafes-massaï.jpg"><img src="http://www.artanimalier.fr/wp-content/uploads/2010/05/girafes-massaï.jpg" alt="" title="girafes-massaï" width="750" height="500" class="alignnone size-full wp-image-509" /></a></p>
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		<title>Coup de coeur : Gianmaria Buccellati</title>
		<link>http://www.artanimalier.fr/2010/05/02/coup-de-coeur-gianmaria-buccellati/</link>
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		<pubDate>Sun, 02 May 2010 13:48:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurent Piolé</dc:creator>
				<category><![CDATA[2) Interview Exclusive]]></category>
		<category><![CDATA[3) News]]></category>
		<category><![CDATA[N° 4]]></category>

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		<description><![CDATA[“Le bestiaire d’un orfèvre”
Un célèbre marchand de perles lui a présenté une très grande perle naturelle. C’était une pièce exceptionnelle de 117,1 carats qui provenait d’un grand coquillage, le Strombus Gigas, pouvant atteindre trente centimètres et que l’on trouve le long des côtes de Floride et des Antilles.
Quand un objet irritant passe à l’intérieur de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>“Le bestiaire d’un orfèvre”</h2>
<p>Un célèbre marchand de perles lui a présenté une très grande perle naturelle. C’était une pièce exceptionnelle de 117,1 carats qui provenait d’un grand coquillage, le Strombus Gigas, pouvant atteindre trente centimètres et que l’on trouve le long des côtes de Floride et des Antilles.<br />
Quand un objet irritant passe à l’intérieur de la coquille, le mollusque réagit en entourant l’objet d’une couche de carbonate de calcium sous la forme d’aragonite ou de calcite. Ce mélange est appelé nacre. C’est ainsi que naît la perle. “Pour son malheur, mais pour mon bonheur, commente Gianmaria Buccellati, le Strombus Gigas avait été envahi par au moins 17 corps étrangers !&#8230;<br />
Je suis tombé amoureux de cette perle sans savoir comment j’allais l’utiliser !” précise Gianmaria Buccellati, mais “Je savais qu’un tel chef-d’œuvre de la nature ne pouvait rester sans un encadrement digne de lui.</p>
<p>C’est ainsi que Gianmaria Buccellati a commencé à réunir les perles baroques aux formes et aux dimensions extraordinaires. Toute nouvelle proposition de perles hors du commun le comble de joie. “Je pouvais donner libre court à mon imagination !</p>
<p>Découvrons un exemple de ces bijoux. Il y en aura bien d&#8217;autres dans le magazine&#8230;<br />
<strong>Le Panda.</strong> La tête, les pattes et les bras sont constitués de 214 brillants de 1,46 carats, de 362 roses de diamants de 2,36 carats et de deux brillants jaunes de 0,10. Son corps est une perle de 39,86 carats.<br />
Le regard du panda sur les deux petites branches traduit de l’attention et de l’amusement tout à la fois. Une merveille ! Les Chinois ont souvent eu un rapport très pratique avec le monde animal, bien loin du mysticisme et de la superstition. Selon le livre saint des chants, le premier zoo en Chine fut le parc de l’intelligence, (1050 av J.C.) : là, l’empereur Wu-Wang gardait des animaux rares et exotiques pour les offrir à ses amis. On raconte que les empereurs du Japon ont reçu des empereurs de Chine en 685  av JC des ours blancs. Ce n’est que bien plus tard qu’on les qualifia de Panda. Le Panda est demeuré au fil des siècles un instrument au service de la politique étrangère : la diplomatie dans les années soixante offrait des pandas aux pays amis. Pourquoi ne pas imaginer que le Panda de Gianmaria Buccellati fut acheté par un diplomate ? Nous n’en saurons rien car jamais Buccellati ne communique le nom de ses clients !<br />
<a href="http://www.artanimalier.fr/wp-content/uploads/2010/05/PANDA.jpg"><img src="http://www.artanimalier.fr/wp-content/uploads/2010/05/PANDA.jpg" alt="" title="PANDA" width="600" height="454" class="alignleft size-full wp-image-505" /></a></p>
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		<item>
		<title>Interview Exclusive : Nicolas Philibert pour le documentaire sur Nénette</title>
		<link>http://www.artanimalier.fr/2010/05/02/interview-exclusive-nicolas-philibert-pour-le-documentaire-sur-nenette/</link>
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		<pubDate>Sun, 02 May 2010 13:39:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurent Piolé</dc:creator>
				<category><![CDATA[2) Interview Exclusive]]></category>
		<category><![CDATA[N° 4]]></category>
		<category><![CDATA[art animalier]]></category>
		<category><![CDATA[Interview Exclusive]]></category>
		<category><![CDATA[Nénette]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas Philibert]]></category>

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		<description><![CDATA[Nénette est le deuxième documentaire que vous réalisez au Muséum. Est-ce par un attachement particulier, un lieu qui vous fascine ?
C’est un peu le hasard qui m’a conduit à tourner Un animal, des animaux entre 1991 et 1994, période au cours de laquelle on a restauré la galerie de zoologie. L’idée du film a surgi à ce moment-là [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.artanimalier.fr/wp-content/uploads/2010/05/nenette-01.jpg"><img src="http://www.artanimalier.fr/wp-content/uploads/2010/05/nenette-01.jpg" alt="" title="nenette-01" width="333" height="500" class="alignright size-full wp-image-502" /></a><em><strong>Nénette est le deuxième documentaire que vous réalisez au Muséum. Est-ce par un attachement particulier, un lieu qui vous fascine ?</strong></em></p>
<p>C’est un peu le hasard qui m’a conduit à tourner Un animal, des animaux entre 1991 et 1994, période au cours de laquelle on a restauré la galerie de zoologie. L’idée du film a surgi à ce moment-là sans idée préconçue. J’ai eu beaucoup de plaisir à réaliser ce film qui m’a amené à rencontrer beaucoup de gens, de corps de métier, les taxidermistes, les scénographes, les scientifiques qui sont passionnants. Ces deux films réalisés à 300 m l’un de l’autre se répondent. Chacun à sa façon évoque moins le monde animal que le regard que l’on porte dessus.<br />
Filmer les collections d’animaux naturalisés renvoie très fortement à l’idée que l’on se fait du monde animal. Dans ce premier documentaire, j’ai découvert l’histoire de la taxidermie qui veut que les animaux naturalisés au XIXe étaient figés dans des poses souvent plus agressives, toutes griffes dehors. Aujourd’hui le prédateur numéro un c’est l’homme, les animaux sont immortalisés dans des poses beaucoup plus neutres.<br />
L’évolution dans la présentation de ces animaux immortalisés est significative de l’évolution du regard que nous portons sur ces animaux.</p>
<p><em><strong>Ce film soulève évidemment la question des zoos, des animaux maintenus en cage…</strong></em><br />
Voir des animaux sauvages captifs est très triste, mais la ménagerie est un site classé monument historique, donc on ne peut pas aménager les différents espaces comme les soigneurs le souhaiteraient. Les cages sont certainement petites par rapport à celles que l’on peut voir ailleurs. Mais les soigneurs réduisent le nombre et les espèces d’animaux. Par exemple, il n’y a plus de grands félins qui tournent en rond. Seules quelques panthères sont restées, car elles ont surtout besoin de hauteur, ce que leur offre l’aménagement de la ménagerie. J’ai réellement senti un souci constant du bien-être des animaux chez les soigneurs. Quand on les interroge, ils sont les premiers à critiquer les zoos. Il y a cette culpabilité qu’ils évoquent dans le film. Aujourd’hui les zoos ont une mission de protection et de sauvegarde, une vocation beaucoup plus noble que la simple présentation de l’animal, pour satisfaire la curiosité.</p>
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		<title>Focus Métier : Dresseur</title>
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		<pubDate>Sat, 27 Feb 2010 16:51:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurent Piolé</dc:creator>
				<category><![CDATA[2) Interview Exclusive]]></category>
		<category><![CDATA[3) News]]></category>
		<category><![CDATA[N° 3]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[félins]]></category>
		<category><![CDATA[Métiers d'Art]]></category>
		<category><![CDATA[Nature]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce travail consiste tout d’abord à observer les animaux, à épier leurs moindres gestes.
Ce travail consiste tout d’abord à observer les animaux, à épier leurs moindres gestes. Frédéric Chesneau a des centaines de cahiers de notes. Une véritable mine d’or. Il décrit la moindre de leurs attitudes. Il peut ainsi comprendre à quel moment un ours [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><strong><em>Ce travail consiste tout d’abord à observer les animaux, à épier leurs moindres gestes.</em></strong></h2>
<p><img class="alignright size-full wp-image-450" title="julia_scene_gypsie2" src="http://www.artanimalier.fr/wp-content/uploads/2010/02/julia_scene_gypsie2.jpg" alt="" width="291" height="400" />Ce travail consiste tout d’abord à observer les animaux, à épier leurs moindres gestes. Frédéric Chesneau a des centaines de cahiers de notes. Une véritable mine d’or. Il décrit la moindre de leurs attitudes. Il peut ainsi comprendre à quel moment un ours se grattouille, un singe hoche la tête. Il sait alors comment solliciter l’animal pour qu’il reproduise une mimique précise.</p>
<p>Mais pour y parvenir, le dresseur doit détecter l’aliment auquel l’animal ne résiste pas, bonbons et coca-cola pour les ours, viande pour les lions, sel pour les vaches.</p>
<p>Jamais Frédéric Chesneau n’utilise la force, mais il parvient à faire comprendre à l’animal qu’il sera récompensé s’il répond aux espérances. Un juste échange !</p>
<p><strong><em>Une agence de publicité demande un ours embrassant un homme, comment faire ?<br />
</em></strong>“<em>L’ours aime le coca. Je mets du coca dans une seringue. Je la place dans la bouche de la personne qu’il doit embrasser. Attiré par l’odeur, l’ours va aller vers la bouche où est la seringue ! Il a alors sa récompense”. </em>Mais qu’on se rassure : si un ours risque d’agresser un comédien,<em> “on place l’acteur de dos. Je m’habille comme lui et j’attire l’ours. Et quand il faut faire des gros plans avec l’acteur, on utilise un ours naturalisé !</em>” Tout se fait au montage.</p>
<p><strong><em>Comment un dresseur choisit-il ses animaux ?</em></strong> Un lion, un tigre, un chameau, il les aime tous ! Une hésitation pour les vaches et les chevaux qu’ils jugent dangereux car il est difficile d’anticiper leurs réactions imprévisibles lorsqu’ils sont effrayés.</p>
<div><span style="font-family: 'Myriad Pro', 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif; font-size: x-small;"><br />
</span></div>
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