Portrait d’artiste : Bernard Vercruyce

Dimanche, mai 2, 2010

“Je peins mes rêves, pas ceux des autres”

Vos œuvres sont maintenant dans divers musées en France et à l’étranger. Y avez-vous fait des rencontres qui vous ont marqué ?

J’ai pu constater que le travail avec les musées se faisait souvent avec les coups de cœur des conservateurs. Il n’y a pas de secret, cela reste une histoire humaine.
Le musée auquel je suis le plus sensible, est le Musée International d’Art naïf Anatole Jakovsky de Nice. Il a été créé avec la donation, de son vivant, de la collection d’Anatole Jakovsky, ce « pape de l’art Naïf » comme il fut surnommé pour avoir défendu avec vivacité cet art si méconnu et qui l’est moins maintenant grâce à lui. Mon attachement à ce musée vient aussi de mon admiration et de l’affection que j’avais pour Anatole et son épouse.
Moi-même, en 2005, j’ai fait donation d’environ 350 pièces de la genèse de mon travail qui comportait des huiles, des aquarelles, des dessins et surtout toute mon œuvre gravée et même les décors de théâtre de « Jacques à dit » de Brigitte Bellac.
Le lieu est très beau, il est dans l’ancienne villa niçoise du parfumeur Coty. Si vous vous rendez à Nice, n’omettez pas de visiter ce magnifique musée, vous ne le regretterez pas.

Vous êtes à l’origine d’une très belle association, le Musée Daubigny à Auvers-sur-Oise, créée en 1984. Un musée qui est reconnu parmi les musées de France et dont, depuis un an, vous êtes le Président. Comment conciliez-vous cette responsabilité et votre art ?

Il y a un peu plus de 26 ans, nous avons été quatre fous à croire que nous pouvions créer un Musée à Auvers-sur-Oise. Cela a été possible en faisant un appel de donation pour la réalisation du musée. Beaucoup d’artistes ou famille d’artistes ont répondu présent et nous avons pu créer le musée. Il faut souligner la générosité de la famille Daubigny et des artistes contemporains sans laquelle nous n’aurions pas pu faire vivre cette aventure, sans compter le soutien moral et financier de notre commune. (Toutes tendances confondues) C’était vraiment utopiste au début, mais nous avions la foi de l’art et le temps a prouvé que nous avons eu raison. Nous l’avons appelé Musée Daubigny car c’est le deuxième grand peintre qui a vécu et travaillé à Auvers-sur-Oise. Nous ne pouvions pas le nommer Musée Van Gogh sachant qu’il nous serait impossible d’acquérir une œuvre de lui. Nous avons donc pris la décision de l’appeler Musée Daubigny, d’autant que l’arrière petit-fils, Daniel Raskin-Daubigny, faisait partie de notre groupe et il fit une donation de gravures et d’objets personnels ayant appartenu à son aïeul.

Un artiste à découvrir sur : www.vercruyce.com/

et du  8 au 30 maiOrangerie de la Propriété Caillebotte – YERRES


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