Interview exclusive : Mylène Demongeot
“La vie n’est qu’échange, partage et communication.”
Mylène n’oublie pas que jeune elle voulait adopter tous les animaux qu’elle pouvait secourir, voire parfois par effet de mode, mais comme elle dit : “On est con quand on est jeune. Aujourd’hui j’ai vu des photos de koalas, quelle merveille ! Je me suis dit que j’aimerais en avoir un, mais je suis raisonnable !”
Mais comment est venu ce besoin de venir en aide aux animaux ?
“Je suis simplement comme beaucoup de monde, j’ai bon cœur. Quand on aime la vie, on a forcément envie de faire du bien, de voir les gens heureux. Évidemment, on ne peut pas toujours. Mais je pense que la vie n’est qu’échange, partage et communication. Que ce soit à travers l’écriture, les films, ou mes relations avec les animaux, c’est un besoin de communication et d’amour !
Il est alors naturel de venir en aide aux autres, que ce soit aux animaux comme aux hommes ! “
En ce moment je ne cesse de me battre contre la tauromachie, et les chasseurs qui prétendent protéger les animaux ! J’ai pourtant beaucoup d’amis chasseurs qui essayent de m’expliquer qu’ils ne tuent qu’un seul canard et qu’ils le mangent… À une époque je me suis bagarrée contre des chasseurs dans la forêt du Don. Ils avaient organisé un lâcher de sangliers. Mais ils ne les ont pas tous tués. Alors ces malheureux sangliers qui ont été élevés et nourris par l’homme sont revenus vers lui quand ils ont eu faim. Après cela, les journaux du Var titraient “les sangliers dévastent nos jardins, détruisent nos barrières”. C’est absurde !
Cela me rappelle un autocollant édité par la Ligue ROC avec un très beau slogan : “Troupeaux bien gardés, nature préservée”, car les bergers se plaignent des loups ou des ours, mais quand ils ont des chiens de troupeaux il n’y a plus de problèmes !
Dans votre dernier livre, vous nous expliquez les difficultés que vous avez eues avec l’administration pour une buse.
C’était kafkaïen ! L’administration me faisait clairement comprendre qu’il était préférable que la bête meure plutôt que de ne pas être en règle vis-à-vis de la loi ! Mais c’était la même chose pour la petite mangouste d’Haïti !
Par contre pour le lionceau je n’ai pas eu de problème à part pour la douane en Suisse. Il faut reconnaître que ce n’était pas la même époque. Aujourd’hui ce ne serait même pas pensable. L’administration contrôle davantage mais la loi est hermétique au sort des animaux !