Focus Métier : Dresseur
Ce travail consiste tout d’abord à observer les animaux, à épier leurs moindres gestes.
Ce travail consiste tout d’abord à observer les animaux, à épier leurs moindres gestes. Frédéric Chesneau a des centaines de cahiers de notes. Une véritable mine d’or. Il décrit la moindre de leurs attitudes. Il peut ainsi comprendre à quel moment un ours se grattouille, un singe hoche la tête. Il sait alors comment solliciter l’animal pour qu’il reproduise une mimique précise.
Mais pour y parvenir, le dresseur doit détecter l’aliment auquel l’animal ne résiste pas, bonbons et coca-cola pour les ours, viande pour les lions, sel pour les vaches.
Jamais Frédéric Chesneau n’utilise la force, mais il parvient à faire comprendre à l’animal qu’il sera récompensé s’il répond aux espérances. Un juste échange !
Une agence de publicité demande un ours embrassant un homme, comment faire ?
“L’ours aime le coca. Je mets du coca dans une seringue. Je la place dans la bouche de la personne qu’il doit embrasser. Attiré par l’odeur, l’ours va aller vers la bouche où est la seringue ! Il a alors sa récompense”. Mais qu’on se rassure : si un ours risque d’agresser un comédien, “on place l’acteur de dos. Je m’habille comme lui et j’attire l’ours. Et quand il faut faire des gros plans avec l’acteur, on utilise un ours naturalisé !” Tout se fait au montage.
Comment un dresseur choisit-il ses animaux ? Un lion, un tigre, un chameau, il les aime tous ! Une hésitation pour les vaches et les chevaux qu’ils jugent dangereux car il est difficile d’anticiper leurs réactions imprévisibles lorsqu’ils sont effrayés.