Exposition : Espèces disparues et menacées

Samedi, février 27, 2010

Le Muséum national d’Histoire naturelle présente du 27 janvier au 5 avril une riche exposition de vélins.

À l’occasion de l’année internationale de la biodiversité, le Muséum national d’Histoire naturelle souhaite mettre en lumière l’importance du travail des artistes naturalistes qui ont représenté, en leur temps, des espèces aujourd’hui disparues ou menacées. Les oeuvres présentées au Cabinet d’histoire du Jardin des Plantes constituent en effet un précieux témoignage de leur existence et aussi de l’érosion de la biodiversité. Une approche enrichissante de ces espèces, qui vient compléter celle des spécimens ou de la littérature qui leur a été consacrée.

Créée au début du 17e siècle par le frère de Louis XIII, Gaston d’Orléans, la collection des vélins du Muséum est le fruit d’un travail de près de trois siècles. Les peintures à l’aquarelle sur vélin qui la composent allient la précision scientifique et la virtuosité artistique; elles témoignent d’une tentative originale pour conserver, dans la durée, une trace des espèces tant végétales qu’animales qui composent la nature.


A cette occation nous vous invitons à retrouver dans les annales du Museum national d’Histoire Naturelle la biographie d’un des pls grands artiste naturaliste : Nicolas Maréchal (1753-1802)

“…Nicolas Maréchal naquit à Paris, le 21 mars 1753, il fit ses études au collège avec son frère : tous deux y prirent le goût des lettres ; mais Sylvain Maréchal s’y livra ensuite exclusivement et Nicolas Maréchal se destina à la peinture. Placé chez M. Brenet, qui était à cette époque l’un des meilleurs peintres de l’Académie, il étudia d’abord la figure et fit même des tableaux d’histoire ; mais le goût des sciences naturelles le détournait de son travail, et devint même chez lui une passion : la minéralogie, la botanique, la conchyliologie, la zoologie et surtout l’entomologie occupaient une partie de son temps. Il sentit bientôt que s’il voulait être peintre d’histoire, il serait forcé de renoncer à toute autre étude ; et ne pouvant s’y résoudre, il songea à concilier ses goûts en faisant servir la peinture aux progrès de l’histoire naturelle. Il se livra donc à l’étude de la zoologie et à celle de l’anatomie comparée, et il suivit pendant trois ans les cours qu’on faisait à Charenton. M. Vincent qui donnait dans cette école des leçons d’anatomie à l’usage des jeunes gens qui se destinaient à la peinture, le chargea même plusieurs fois de le suppléer. Il s’en acquitta avec succès. Il apprit ensuite les éléments des mathématiques et la perspective pour en faire l’application à son art.

En l’an 3, le Muséum pour lequel il avait déjà travaillé, se l’attacha en qualité de peintre zoologiste. Alors Maréchal se dévoua exclusivement aux études auxquelles il était destiné elles lui devinrent plus chères parce qu’elles lui parurent des devoirs, et qu’au contraire de tant d’hommes pour qui les devoirs sont une gêne, ils étaient pour lui la seule chose qui eût un véritable intérêt. À ce désir de bien faire se joignait celui d’acquérir une réputation ; aussi ne calculait-il ni le temps ni les soins qu’exigeait un ouvrage, et souvent il faisait en secret des études préliminaires qu’un observateur éclairé pouvait seul deviner d’après les résultats.

C’est ainsi qu’avant de peindre les éléphants, il travailla un mois d’abord à étudier le squelette, puis à calculer l’allure de l’animal, soit dans la marche, soit dans le trot. Ces dessins d’étude, exécutés sur des feuilles de papier de plusieurs mètres de longueur, présentent même des singularités remarquables, par exemple que l’éléphant pose le pied de derrière au-delà de la place que quitte le pied de devant ; ce qui rend son pas plus allongé et sa marche plus rapide qu’on ne l’aurait jugé d’après sa conformation.

Dans tous ses ouvrages il avait pour but de présenter des moyens d’instruction, et souvent il sacrifiait une partie de l’agrément à l’utilité. S’il peignait un animal dans diverses positions, c’était pour en faire connaître tous les détails… »

Retrouvez la suite de l’article dans le magazine n°3

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